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Agressions et vandalisme dans le monde agricole : une escalade inquiétante de la violence

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Le monde agri­cole fran­çais fait face à une vague crois­sante d’a­gres­sions et de van­da­lisme, plon­geant les agri­cul­teurs dans un cli­mat d’in­sé­cu­ri­té gran­dis­sant. Les chiffres récents dressent un tableau alar­mant, témoi­gnant des dif­fi­cul­tés aux­quelles sont confron­tés les pro­fes­sion­nels du secteur.

Une hausse de 15% des actes de vandalisme contre les agriculteurs en 2023

En 2023, le Minis­tère de l’In­té­rieur a enre­gis­tré une hausse de 15% des actes de van­da­lisme visant les exploi­ta­tions agri­coles par rap­port à l’an­née pré­cé­dente. Les exemples de ces actes mal­veillants sont nom­breux et variés : dégra­da­tions de maté­riel agri­cole (trac­teurs incen­diés, pneus cre­vés), des­truc­tions de récoltes (champs de blé sac­ca­gés, ver­gers van­da­li­sés), intru­sions dans les pro­prié­tés (vols de bétail, tags sur les bâti­ments). Ces agres­sions entraînent des pertes éco­no­miques consi­dé­rables pour les agri­cul­teurs, esti­mées à plu­sieurs mil­lions d’eu­ros chaque année.

500 agriculteurs victimes d’intimidations, de menaces ou de violences

Paral­lè­le­ment, les agres­sions phy­siques et ver­bales envers les agri­cul­teurs ont éga­le­ment connu une aug­men­ta­tion signi­fi­ca­tive. En 2023, plus de 500 agri­cul­teurs ont décla­ré avoir été vic­times d’in­ti­mi­da­tions, de menaces ou de vio­lences phy­siques. Ces agres­sions, sou­vent per­pé­trées par des acti­vistes anti­spé­cistes ou des indi­vi­dus mécon­tents des pra­tiques agri­coles, créent un cli­mat de peur et de ten­sion dans les campagnes.

Les témoi­gnages d’a­gri­cul­teurs sont poi­gnants. Pierre, éle­veur de bovins dans le Tarn, raconte com­ment un groupe d’ac­ti­vistes a fait irrup­tion dans son exploi­ta­tion en pleine nuit, libé­rant ses ani­maux et détrui­sant son maté­riel. Marie, viti­cul­trice en Bour­gogne, a été mena­cée de mort après avoir uti­li­sé des pro­duits phy­to­sa­ni­taires sur ses vignes. Ces exemples illus­trent la vio­lence et l’hos­ti­li­té aux­quelles sont confron­tés les agri­cul­teurs au quotidien.


Plu­sieurs fac­teurs contri­buent à cette esca­lade de la vio­lence. La mécon­nais­sance du tra­vail des agri­cul­teurs, les cam­pagnes de dés­in­for­ma­tion menées par cer­tains groupes acti­vistes et la stig­ma­ti­sa­tion de cer­taines pra­tiques agri­coles (éle­vage inten­sif, uti­li­sa­tion de pes­ti­cides) ali­mentent un sen­ti­ment d’hos­ti­li­té envers le secteur.

Face à cette situa­tion pré­oc­cu­pante, les orga­ni­sa­tions agri­coles tirent la son­nette d’a­larme. La FNSEA, prin­ci­pal syn­di­cat agri­cole, réclame des mesures urgentes pour pro­té­ger les agri­cul­teurs et leurs biens. Le ren­for­ce­ment de la pré­sence poli­cière dans les zones rurales, la créa­tion d’un obser­va­toire natio­nal des vio­lences agri­coles et la mise en place de for­ma­tions à la ges­tion des conflits pour les agri­cul­teurs sont autant de pistes évo­quées. Il est cru­cial de rap­pe­ler que l’a­gri­cul­ture est un sec­teur essen­tiel pour notre pays. Les agri­cul­teurs nous nour­rissent et contri­buent à la pré­ser­va­tion de nos pay­sages. Il est de notre devoir de leur assu­rer un envi­ron­ne­ment de tra­vail sûr et res­pec­tueux, afin qu’ils puissent conti­nuer à exer­cer leur métier dans des condi­tions dignes.

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