L'Union européenne, à travers la Politique Agricole Commune (PAC), exerce une influence considérable sur l'agriculture française. Mais cette réglementation, souvent opaque et complexe, est-elle réellement un atout pour les agriculteurs ?
Les élections européennes de 2024 placent l'agriculture française sous les projecteurs. Alors que l'Union européenne cherche à redéfinir son cap et que les agriculteurs français sont confrontés à une multitude de défis...
Les ministres ont également discuté des moyens de surmonter le changement climatique et la pandémie de COVID-19 parmi les défis auxquels sont confrontés les systèmes alimentaires mondiaux, affirmant qu'une augmentation des efforts pour faire les rendre plus résilients et durables est nécessaire de toute urgence.
L’élection présidentielle est l’occasion d’entendre des promesses en tout genre pour l’agriculture française. Prenons le temps d’identifier certaines de ces propositions et de découvrir qui en sont les auteurs.
Nous nous interrogions récemment sur l’agriculture en tant que fer de lance de la start-up nation, tant il est clair pour nous qu’elle se distingue par ses capacités d’adaptation et d’invention. Il semble que nous ne sommes pas les seuls ! C’est aussi en partie la thèse que défend la philosophe Gabrielle Halpern, dans une étude réalisée pour le campus agricole Hectar. Si nous avions fait part de nos craintes quant à cette école privée un peu trop technophile à notre goût, il faut cependant reconnaître que les propos de la philosophe interpellent.
L’agriculture a parfois mauvaise presse et les enjeux liés au changement climatique peuvent y contribuer. Certes le secteur agricole pollue, mais on oublie bien souvent qu’il est, contrairement aux autres secteurs, un formidable puits à carbone, venant compenser en partie les émissions émises. Il offre en outre d’importantes possibilités de développement des énergies renouvelables.
Modernisation, simplification et… verdissement : après d’âpres négociations au sein des institutions européennes, le 28 juin les États membres ont ratifié, un accord politique scellant une nouvelle Politique agricole commune (PAC) plus verte et mieux adaptée aux différences locales. Une bonne nouvelle pour les biosolutions !
Alors qu'au début de cette année 2021, la définition du biocontrôle mentionnait les bioagresseurs : « Le biocontrôle désigne un ensemble de méthodes de protection des végétaux reposant sur l'utilisation de mécanismes naturels pour maîtriser les bioagresseurs », celle mise en ligne il y a quelques jours sur le site internet du ministère de l'Agriculture ne contient plus la mention de cette maîtrise des bioagresseurs : « Le biocontrôle est un ensemble de méthodes de protection des végétaux basé sur l’utilisation de mécanismes naturels. Seules ou associées à d’autres moyens de protection des plantes, ces techniques sont fondées sur les mécanismes et interactions qui régissent les relations entre espèces dans le milieu naturel. »
La Commission européenne croit au potentiel du carbone agricole pour séquestrer les émissions de CO2 tout en régénérant les sols dégradés et renforce son investissement pour présenter une initiative et un schéma de certification pour la captation du carbone. Une nouvelle approche de l'élimination du carbone en agriculture (et grâce à celle-ci), à hauteur de 55 %, contribuera à augmenter les ambitions européennes en matière climatique d'ici la fin de la décennie.