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Les propositions du CAF pour stimuler les performances de l’agriculture française

Il reste un peu plus de trois jours pour répondre à la consultation publique © AdobeStock

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Le CAF (Conseil de l’a­gri­cul­ture fran­çaise) a mis en ligne, le 9 jan­vier, un mani­feste à des­ti­na­tion de tous les can­di­dats à la pré­si­den­tielle au tra­vers de « Pro­po­si­tions pour sti­mu­ler les per­for­mances de l’a­gri­cul­ture française ».

Robustesse, résilience et apports de l’agriculture à la société

Le CAF rap­pelle à quel point l’a­gri­cul­ture fran­çaise a su résis­ter à la pan­dé­mie et s’a­dap­ter : pas de pénu­rie ni de dimi­nu­tion de la diver­si­té de notre ali­men­ta­tion pen­dant cette crise. L’i­mage des agri­cul­teurs en est même res­sor­tie plus positive.
Le rôle struc­tu­rant de l’a­gri­cul­ture pour les ter­ri­toires et leur vita­li­té éco­no­mique n’est plus à démon­trer. Les confi­ne­ments suc­ces­sifs ont redon­né le goût de la cam­pagne aux Fran­çais. Les équi­libres ter­ri­to­riaux vont être modi­fiés. L’a­gri­cul­ture, par son ancrage, contri­bue­ra au déve­lop­pe­ment des territoires.
Enfin, le CAF s’at­tarde sur l’un des prin­ci­paux enjeux du moment : l’en­vi­ron­ne­ment, avec la bio­di­ver­si­té et le chan­ge­ment cli­ma­tique. Il sou­ligne la capa­ci­té d’a­dap­ta­tion des agri­cul­teurs et com­ment l’a­gri­cul­ture peut com­pen­ser les émis­sions et pro­duire des éner­gies renouvelables.

Les difficultés de l’agriculture

Les dif­fi­cul­tés que ren­contre l’a­gri­cul­ture ne sont pas occul­tées : prix insuf­fi­sam­ment rému­né­ra­teurs, cli­mat de plus en plus instable, accès à l’eau insuf­fi­sant, inves­tis­se­ments qui pèsent lourd, ins­tal­la­tions bien moins nom­breuses que les départs, etc. Et d’ap­pe­ler à « une forte action des pou­voir publics pour accom­pa­gner les agri­cul­teurs dans leur démarche pour satis­faire les nou­velles attentes expri­mées par la socié­té ».

Mesures d’accompagnement, de développement et de stimulation pour l’agriculture

Pour cela, le CAF appelle à don­ner des moyens à l’a­gri­cul­ture. Tout d’a­bord en l’ai­dant à « mieux pro­duire » (en qua­li­té et en quan­ti­té), à « mieux pro­mou­voir les métiers, à mieux ins­tal­ler, à mieux for­mer, à mieux accom­pa­gner au long de la car­rière et à mieux trans­mettre », puis à « mieux valo­ri­ser les exper­tises et ser­vices envi­ron­ne­men­taux ren­dus par l’a­gri­cul­ture », à « mieux inter­agir avec les autres acti­vi­tés éco­no­miques au ser­vice du déve­lop­pe­ment des ter­ri­toires » et, enfin, à « mieux pro­duire en Europe » (c’est-à-dire avec les mêmes règles pour tous !). 

À la #Posi­ti­ve­Pro­duc­tion, on a trou­vé le mes­sage plu­tôt construc­tif. Refu­sant de sim­pli­fier le débat ou de le lais­ser tom­ber dans l’i­déo­lo­gie, le CAF condamne les « y a qu’à, faut qu’on ». Ne l’ou­blions pas, la réa­li­té est tou­jours plus com­plexe que ce que pensent nos contra­dic­teurs. Res­te­ra aux can­di­dats à rele­ver le défi !

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