Apporter des solutions opérationnelles aux agriculteurs grâce à « un effort de recherche sans précédent » contre la jaunisse de la betterave d'ici trois ans, tel est l'objectif du plan national de recherche et d’innovation doté de plus de 20 millions d'euros (cofinancements Inrae, ITB et semenciers). Faut-il donc toujours attendre les crises pour trouver des financements ?
Le quotidien en ligne Reporterre s'interroge cette semaine sur la HVE en tant qu'instrument au service de l'agriculture intensive. Pour résumer, d'après eux, ce label est insuffisant et, une fois de plus, le moindre effort des professionnels est dénigré. Ce n'est jamais assez et les efforts ne sont pas reconnus ! C'est tout noir ou tout blanc ! Ou plutôt, c'est vert, faussement vert… Mais ce qui nous hérisse le plus, à la #PositiveProduction, c'est le dessin qui ouvre l'article, à notre sens, sans réel rapport avec son contenu. On y voit deux agriculteurs en promenade. L'un demande : « Tu fais quoi avec l'argent du label HVE ? » Réponse : « J'achète mes pesticides… » Le message, même pas sous-entendu, est là : Les agriculteurs sont des voleurs et des malhonnêtes ! C'est inadmissible ! Y en a marre ! Nous comptons vraiment sur vous pour réagir et faire part de votre sentiment dans les commentaires.
Le 26 janvier se tiendront les 7es Rencontres annuelles du biocontrôle. De 10 heures à midi, crise sanitaire oblige, vous pourrez y assister depuis votre canapé, puisqu’elles seront intégralement retransmises en direct et en ligne.
Les agriculteurs n’auraient-ils pas fini par intégrer une certaine image dévalorisante que le grand public et la société civile leur renvoient ? Pourtant, pour certain(e)s, cette image mérite d’être considérée autrement… Attention, second degré exigé ! En 2012, on comptait 26 % d’agriculteurs célibataires (10 % d’agricultrices célibataires*) en France, contre une moyenne de 12 % pour la population globale. Tous les ans, depuis 2006, l’émission « L’Amour est dans le pré » bat des records d’audience. On le sait, la solitude des agriculteurs leur pèse et aboutit parfois à un drame (un suicide tous les deux jours en France, même si la solitude n’est pas la seule raison malheureusement, les raisons économiques pèsent également).
Sur Twitter, les échanges sont tendus entre Cyril Dion, notamment réalisateur en 2015 du film Demain, avec Mélanie Laurent, et le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie. Pour le ministre, le réalisateur est un donneur de leçons, et le gouvernement est dans l’action. Ces deux-là ne partiront pas en vacances ensemble !
Quel est le point commun entre le Ghana, le Pakistan, la Tunisie, ou encore la Bolivie, le Chili, Cuba, le Pérou, les États-Unis, le Brésil ou l’Inde ? Tous ces pays organisent une journée dédiée à l’agriculture, aux paysans ou… aux deux ! Qu’elles soient organisées à l’initiative du gouvernement ou des organisations professionnelles, les journées dédiées à l’agriculture, ou aux paysans, dans de nombreux pays du monde prouvent une chose : pour nourrir leurs habitants, ces pays savent qu’ils peuvent compter sur leurs paysans et ils le montrent ! Pas l’Hexagone.
La récente réintroduction des néonicotinoïdes pour protéger les betteraves a, évidemment, été la cause d’une levée de boucliers et nombre d’incompréhensions de la part de la société civile. Est-il possible de protéger les betteraves en biocontrôle ? Interdits le 1er septembre 2018, les néonicotinoïdes ont fait un retour médiatisé dans les champs français le 6 octobre 2020. La raison ? La jaunisse des betteraves, transmise par les pucerons, qui a fragilisé la production hexagonale au point que, selon l'ITB (l’Institut technique de la betterave), la baisse de rendement au niveau français avoisine les 17 % (chiffres début octobre 2020) à 11,4 t/ha de sucre (contre 13,9 t/ha pour la moyenne 5 ans) et 72 t/ha à 16°S de betteraves (contre 89 t/ha à 16°S pour la moyenne 5 ans), malgré de nombreuses disparités.