Les hommes politiques sont formidables : alors que la population est affamée, que l’année passée a été catastrophique au niveau des productions à cause d’une canicule sans précédent, la Commission européenne, aux abonnés absents depuis le début de la crise, refait parler d’elle en rappelant qu’il est temps de tenir des objectifs datant… de 2021 ! Les hommes et femmes (dans le domaine, pas de jaloux) politiques sont toujours prêts à une nouvelle sortie à laquelle on ne s’attendrait pas compte tenu des circonstances. Alors que la situation alimentaire en France est catastrophique et que la population est au bord de la famine, que les récoltes 2029 ont été quasi nulles à cause d’une canicule de plus d’un mois et d’une interdiction d’irriguer découlant directement de la loi Pompili 7, la même Barbara Pompili, rappelait, mardi 4 décembre 2029, que 2030 serait l’année où la production agricole française devrait atteindre 25 % de bio !
Smartphones, applications agricoles, Internet… il y a déjà maintenant trois décennies que ces outils de communication ont peu à peu fait leur entrée dans le monde agricole, jusqu’à devenir indispensables. Mais les avancées technologiques ne s’arrêtent pas là ! Désormais, satellites, capteurs, drones, informatique embarquée, etc. trouvent eux aussi leur déclinaison agricole et constituent l’une des assises de l’agriculture numérique, dite « de précision ».
L’agriculture c’est une vocation, on le sait. Il n’empêche. Les moments de doute sont nombreux. Quand on voit les difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs, comment parfois ne pas s’interroger sur la voie qu’ils ont choisie ?
La FNSEA d’un bord, la FNAB de l’autre côté. Et la PAC pour chapeauter cette communauté ? Les JA par ailleurs, la Coordination Rurale par ici. Et le ministère qui taxe les superficies ? Les petits exploitants à ma gauche, les grandes cultures à ma droite. Et tout l’aval qui les exploite ? Les éleveurs ici, Les agriculteurs là-bas. Et entre les deux, c’est le désert ?
« Ils ont toujours eu des héros bizarres, mais je ne pensais pas que ça pourrait un jour aller aussi loin », se désole Sylvie D. Cette agricultrice du Gers, mère de 4 garçons, tous apiculteurs, a vu ses enfants glisser sur une pente dramatique au cours de l’année 2020. Leur dérive a commencé par des signes discrets : « Ils se sont tout d’abord laissé pousser une petite moustache fine. Tous les quatre. Ils ont toujours été ressemblants, mais quand même, de là à adopter exactement le même look… », raconte Luc De la Chance, leur voisin.
L'idée communément admise aujourd'hui est que l'agriculture intensive est néfaste pour l'environnement : déforestation, utilisation massive d'intrants, biodiversité en berne, etc. Parallèlement et paradoxalement, il faudra demain nourrir dix milliards d'êtres humains tout en préservant l'environnement. Sacrée équation !
Le changement climatique a cela de déstabilisant qu’il n’épargne presque aucun secteur d’activité : bien qu’à des degrés extrêmement divers, la responsabilité de son aggravation, tout comme ses conséquences, sont partagées.
Après une première partie sur les cinq premières BCAE (bonnes conditions agricoles et environnementales) en cours de mise en place pour la nouvelle PAC (2023-2027), nous vous proposons aujourd'hui de nous pencher sur les quatre dernières BCAE.
Chaque profession possède ses propres mots, ses termes techniques spécifiques, ses expressions et son langage. Les connaître vous fait appartenir à la « famille ». Et parce que la langue française n'est pas mieux incarnée que par Bernard Pivot, à la #PositiveProduction, on s'est interrogés : Et vous, feriez-vous un bon Bernard Pivot de l'agriculture ?