Le 17 mars, les sénateurs Henri Cabanel et Françoise Férat ont présenté un rapport « sur les agriculteurs en situation de détresse ». Sur le site internet du Sénat, l’impuissance des pouvoirs publics apparaît patente : « Les causes sont multiples : aléas et crises économiques, sanitaires et climatiques, agribashing, pertes de revenus, solitude, maladies, surendettement, lourdeur administrative... » Il faut plutôt revoir la donne ! Quand évoque-t-on la perte de sens, pour ceux qui « meurent de nous nourrir » ? Par quoi les pressions auxquelles ils sont soumis sont-elles compensées afin de leur permettre de survivre ?
Bill Gates, le fondateur de Microsoft, possède plus de terres agricoles aux États-Unis que n’importe quel propriétaire terrien privé américain, selon The Land Report. Ses terres s’étendent sur près de 98 000 hectares dans 18 États différents. Toutefois, on ne sait pas à quoi cela servira à la famille Gates. La société qui gère ces terres est membre d’une ONG promouvant l’agriculture durable.
C'est au travers d'une question très simple : « Qu'est-ce que le biocontrôle ? » que le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation a, le 21 janvier 2021, rappelé sur son site (https://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-le-biocontrole) ce que sont les produits de biocontrôle, leur usage, et réaffirmé la priorité du plan d'action sur les produits phytopharmaceutiques ainsi que le soutien, notamment, au développement du secteur du biocontrôle. La liste des produits autorisés a également été mise à jour. Hormis celle-ci, on vous avait déjà tout dit sur notre site ! IBMA participe aussi à expliquer et faire connaître le biocontrôle. Très bientôt, une interview de Denis Longevialle.
Prévue pour le 1er janvier 2020 et finalement repoussée au 1er janvier 2021, l'interdiction de la vente des pailles en plastique est effective. Les alternatives se veulent plus vertueuses, en carton bien sûr, comme dans les années quarante-cinquante, bambou parce que c'est écolo-chic (même si on n'est pas bien sûrs de comprendre ce que ça veut dire !). Mais n'oublions pas les pailles… en paille. Une alternative durable, bonne pour la santé et pour la planète. Si les céréales sont produites grâce à des biosolutions ou en bio, cela constitue évidemment un argument supplémentaire. Bon apéro ! PS : Pensez aussi aux touillettes à café.
Identifier les éléments déterminants d’une transition vers l’agroécologie Le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a été chargé, fin janvier, d’identifier les déterminants de la prise de décision, par l’exploitant agricole, d’une transition vers l’agroécologie. Il a également été missionné d’une expertise des facteurs internes et externes à l’exploitation facilitant cette transition. Un signe que l’on interprète, à la #PositiveProduction, comme fort en faveur du développement des biosolutions. Et vous, quel est votre avis ? Répondez dans les commentaires.
C'est une bonne nouvelle qui se décline en chiffres et témoigne qu'une tendance de fond est engagée ! Les ventes des substances actives de produits phytosanitaires ont reculé en 2019 en France. Exprimées en tonnes de matières actives, elles ont baissé de 23,8 % par rapport à 2018 a annoncé l'UIPP, soit 52 347 tonnes contre 68 678 tonnes en 2018.
Apporter des solutions opérationnelles aux agriculteurs grâce à « un effort de recherche sans précédent » contre la jaunisse de la betterave d'ici trois ans, tel est l'objectif du plan national de recherche et d’innovation doté de plus de 20 millions d'euros (cofinancements Inrae, ITB et semenciers). Faut-il donc toujours attendre les crises pour trouver des financements ?
Le quotidien en ligne Reporterre s'interroge cette semaine sur la HVE en tant qu'instrument au service de l'agriculture intensive. Pour résumer, d'après eux, ce label est insuffisant et, une fois de plus, le moindre effort des professionnels est dénigré. Ce n'est jamais assez et les efforts ne sont pas reconnus ! C'est tout noir ou tout blanc ! Ou plutôt, c'est vert, faussement vert… Mais ce qui nous hérisse le plus, à la #PositiveProduction, c'est le dessin qui ouvre l'article, à notre sens, sans réel rapport avec son contenu. On y voit deux agriculteurs en promenade. L'un demande : « Tu fais quoi avec l'argent du label HVE ? » Réponse : « J'achète mes pesticides… » Le message, même pas sous-entendu, est là : Les agriculteurs sont des voleurs et des malhonnêtes ! C'est inadmissible ! Y en a marre ! Nous comptons vraiment sur vous pour réagir et faire part de votre sentiment dans les commentaires.
Sur Twitter, les échanges sont tendus entre Cyril Dion, notamment réalisateur en 2015 du film Demain, avec Mélanie Laurent, et le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie. Pour le ministre, le réalisateur est un donneur de leçons, et le gouvernement est dans l’action. Ces deux-là ne partiront pas en vacances ensemble !