Imaginez que vous êtes employé dans une entreprise de fabrication d’enveloppes. Que diriez-vous si, demain, quand les clients en achetaient une à un euro, ils pouvaient savoir, par exemple, que vous avez été rémunéré de 0,1 € sur la vente de cette enveloppe ? C’est l’idée lumineuse du rémunérascore (on passera sur la mocheté du nom !) prévu dans la loi Egalim 2 sous forme d’une expérimentation de cinq ans. Il s’agit d’un affichage faisant ressortir l’impact d’un prix de vente sur la rémunération de l’agriculteur.
Ceux qui nous ont fait rire récemment, ce sont les ministres européens de l’Agriculture qui ont donné, lundi 19 juillet, leur feu vert à un « plan d’action » visant à consacrer au moins 25 % des terres agricoles de l’UE à l’agriculture biologique d’ici 2030, contre 8,5 % actuellement. Le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, s’est réjoui de cet objectif « car auparavant, il y avait des controverses sur le caractère réaliste ou non de cet objectif de 25%. Désormais, les États ont la volonté de contribuer à le concrétiser ».
Vouloir bien faire et… au final parvenir à l'unanimité… contre soi ! C'est « l'exploit » réalisé par l'État français avec la révision de son arrêté « abeilles », qui a pour objectif de mieux protéger les pollinisateurs des pesticides.