Le 17 mars, les sénateurs Henri Cabanel et Françoise Férat ont présenté un rapport « sur les agriculteurs en situation de détresse ». Sur le site internet du Sénat, l’impuissance des pouvoirs publics apparaît patente : « Les causes sont multiples : aléas et crises économiques, sanitaires et climatiques, agribashing, pertes de revenus, solitude, maladies, surendettement, lourdeur administrative... » Il faut plutôt revoir la donne ! Quand évoque-t-on la perte de sens, pour ceux qui « meurent de nous nourrir » ? Par quoi les pressions auxquelles ils sont soumis sont-elles compensées afin de leur permettre de survivre ?
Le Conseil constitutionnel déclare contraires à la constitution les chartes d'engagement départementales permettant d'établir des dérogations pour les distances d'épandage à respecter. Rappel des faits : En décembre 2019, le gouvernement avait fixé les distances à respecter entre zones d'épandage et habitations : cinq mètres pour les cultures basses (légumes par exemple) et les céréales, dix mètres pour les cultures hautes, les arbres fruitiers ou la vigne. Il était aussi prévu de pouvoir ramener ces ZNT (zones non traitées) à trois et cinq mètres dans le cadre de chartes d'engagement départementales. Proposées par les utilisateurs des produits phytosanitaires, ces chartes devaient être soumises à une concertation publique et validées par le préfet. Elles prévoyaient aussi que soient utilisés des équipements limitant la dérive.
Alors que le Salon de l’agriculture aurait dû se tenir du 27 février au 7 mars, mais qu’il n’a pas eu lieu à cause de la crise sanitaire, et suite à la manifestation organisée le 4 mars, la Coordination Rurale choisit de ne pas faire oublier la profession avec une campagne aux slogans forts, affichée notamment dans le métro parisien.