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L’agribashing, une opportunité pour évoluer ?

Comment mettre le positif en avant ? © AdobeStock

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Le terme d’a­gri­ba­shing, que cha­cun connaît dans notre domaine, est encore tout jeune : il a 5 ans, 6 tout au plus. 

 

Il existe une forme de déni­gre­ment de l’a­gri­cul­ture, qui est effec­ti­ve­ment vic­time d’at­taques inces­santes, notam­ment de la part de cer­taines asso­cia­tions. Ce n’est pas ano­din, sur­tout pour ceux qui en sont vic­times, car il n’est jamais bon de voir déni­grer son tra­vail, sur­tout quand on s’y inves­tit comme les agri­cul­teurs, corps et âme.

 

Cepen­dant, cer­tains pour­raient être ten­tés d’u­ti­li­ser l’a­gri­ba­shing comme une sorte de man­tra, un totem d’im­mu­ni­té : dès qu’une cri­tique contre l’a­gri­cul­ture est émise, « c’est de l’a­gri­ba­shing ! », et hop, on devient une sorte de vic­time, contre laquelle tout le monde s’est ligué et on n’a plus à réflé­chir ni à agir. Pra­tique, par exemple, pour pré­ser­ver sans le faire évo­luer un cer­tain modèle pro­duc­ti­viste, aujourd’­hui décrié par une grande par­tie de la société. 

 

Nous devons voir les choses dif­fé­rem­ment car, comme l’in­dique Rémi Mer, consul­tant inter­ro­gé par les chambres d’a­gri­cul­ture en 2019, le terme masque l’i­mage posi­tive de l’a­gri­cul­ture dans l’o­pi­nion fran­çaise : les Fran­çais aiment leurs agri­cul­teurs. Ils en attendent beau­coup. Peut-être est-ce de cela qu’il faut se saisir ?

La crise liée à la Covid-19 a mis les enjeux liés à la pro­duc­tion agri­cole au second plan, mais il ne fait nul doute qu’ils vont reve­nir au cœur des pré­oc­cu­pa­tions de nos conci­toyens et qu’il fau­dra répondre présents !

 

À la #Posi­ti­ve­Pro­duc­tion, on pense qu’il faut voir l’a­gri­ba­shing comme une source d’op­por­tu­ni­tés pour évo­luer et pro­gres­ser : dans la façon de pra­ti­quer, bien sûr, et le bio­con­trôle par­ti­cipe du pro­grès, mais aus­si dans la façon de le faire savoir. Pour cela, les agri­cul­teurs ne manquent pas d’i­ma­gi­na­tion. Des vidéos aux actions locales en pas­sant par les livres, etc. ils sont nom­breux ceux qui montrent que l’agri­lo­ving – terme ima­gi­né par des agri­cul­teurs de Bour­gogne Franche-Com­té – est un beau mot.

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