Le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, était en visite en Normandie le 1er mars, alors que les négociations sur les prix pour les marques nationales dans la grande distribution touchent à leur fin. Malgré la loi Egalim de 2018, les agriculteurs peinent toujours à tirer leur épingle du jeu et la grande distribution impose ses prix. La répartition des forces semble la même cette année encore.
Bill Gates, le fondateur de Microsoft, possède plus de terres agricoles aux États-Unis que n’importe quel propriétaire terrien privé américain, selon The Land Report. Ses terres s’étendent sur près de 98 000 hectares dans 18 États différents. Toutefois, on ne sait pas à quoi cela servira à la famille Gates. La société qui gère ces terres est membre d’une ONG promouvant l’agriculture durable.
C'est au travers d'une question très simple : « Qu'est-ce que le biocontrôle ? » que le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation a, le 21 janvier 2021, rappelé sur son site (https://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-le-biocontrole) ce que sont les produits de biocontrôle, leur usage, et réaffirmé la priorité du plan d'action sur les produits phytopharmaceutiques ainsi que le soutien, notamment, au développement du secteur du biocontrôle. La liste des produits autorisés a également été mise à jour. Hormis celle-ci, on vous avait déjà tout dit sur notre site ! IBMA participe aussi à expliquer et faire connaître le biocontrôle. Très bientôt, une interview de Denis Longevialle.
Prévue pour le 1er janvier 2020 et finalement repoussée au 1er janvier 2021, l'interdiction de la vente des pailles en plastique est effective. Les alternatives se veulent plus vertueuses, en carton bien sûr, comme dans les années quarante-cinquante, bambou parce que c'est écolo-chic (même si on n'est pas bien sûrs de comprendre ce que ça veut dire !). Mais n'oublions pas les pailles… en paille. Une alternative durable, bonne pour la santé et pour la planète. Si les céréales sont produites grâce à des biosolutions ou en bio, cela constitue évidemment un argument supplémentaire. Bon apéro ! PS : Pensez aussi aux touillettes à café.
Le vendredi 4 décembre, Emmanuel Macron a été interrogé par le média en ligne Brut sur le glyphosate (https://twitter.com/i/status/1334907715169161216). Il a affirmé « ne pas avoir changé d’avis, être pour qu’on en sorte ». Il a admis « ne pas avoir réussi ». À qui la faute selon lui ? À l’Europe. Il a rappelé qu’en 2017, la France souhaitait une sortie du glyphosate à trois ans (soit 2020) alors que les autres pays européens affichaient un objectif à cinq, voire dix ou quinze ans. « Cela montre une chose, quand on veut lutter contre les pesticides, c’est à l’échelle européenne qu’il faut agir, on a eu le même problème avec les néonicotinoïdes. » Et donc, monsieur le président, vous avez fait deux fois la même erreur ? Bravo… Par ailleurs, qui a fixé arbitrairement la sortie de la France à trois ans ? Comment les professionnels de terrain avaient-ils été consultés ? S’ils ont été consultés mais que leur avis n’a pas été entendu, à quoi bon ?
La mise en culture de semences comportant des OGM est interdite en France. « Une centaine d’OGM » sont bien autorisés dans la consommation, notamment pour « l’alimentation humaine et animale », a indiqué mardi 5 janvier la DGCCRF. Les autorisations « qui concernent le maïs, le colza, le coton, le soja et la betterave sucrière, permettent l’importation de graines et leur commercialisation à des fins de transformation, mais pas pour la mise en culture », précise la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes dans un bilan de « la recherche d’OGM dans les semences des grandes cultures ». En 2019, la DGCCRF a procédé à des contrôles et ciblé des semences de colza. Les lots contrôlés se
Demain, c'est la Saint-Valentin, et parce que les agriculteurs aussi sont des romantiques, on ne résiste pas à l'envie de partager cette image avec vous. Combien parmi vous en seraient capables ? Les coupables, levez la main
On a parfois un peu l’impression que les « célébrités » occupent l’espace médiatique et peuvent faire passer leur point de vue pour le « seul vrai », le seul bon point de vue, dont la morale, l’écobobologie, et autres animalistes s’emparent comme de la parole du messie. Il serait bon, également, d’écouter les professionnels de l’agriculture. Et aujourd’hui, ceux-ci n’hésitent plus à se faire entendre… voire à prendre à parti les dites célébrités pour rétablir, parfois avec diplomatie, quelques vérités (coucou Nagui qui s’était fait recadrer par Etienne AgriYoutubeur).
Le terme d’agribashing, que chacun connaît dans notre domaine, est encore tout jeune : il a 5 ans, 6 tout au plus. Il existe une forme de dénigrement de l’agriculture, qui est effectivement victime d’attaques incessantes, notamment de la part de certaines associations. Ce n’est pas anodin, surtout pour ceux qui en sont victimes, car il n’est jamais bon de voir dénigrer son travail, surtout quand on s’y investit comme les agriculteurs, corps et âme.