COMMUNIQUÉ : C'est une nouvelle qui pourrait faire l'effet d'un tremblement de terre (rien que ça !) et qui vient récompenser de longues années de travail acharné pour soutenir le monde agricole. Votre site d'information et de défense des agriculteurs et des biosolutions #PositiveProduction, en négociations depuis plusieurs semaines pour renforcer sa position sur les marchés de l'information, a signé ce matin un accord avec Greenpeace et Générations Futures. Une source proche du dossier évoque une transaction à hauteur de 51 (comme le pastis) millions d'euros. Les deux associations deviennent actionnaires majoritaires du site à 69 %. #PositiveProduction devient donc : #PositiveProduction by Greenpeace et Générations Futures.
Décidément, ça bouge en matière d'écoles dans le domaine agricole ! Après Hectar, le projet controversé de Xavier Niel, c'est à AgroParisTech que ça rue dans les brancards ! Le domaine de Grignon, dans les Yvelines, qui héberge AgroParisTech (laquelle forme des ingénieurs agronomes) et notamment sa ferme expérimentale, est en vente depuis plusieurs années. Quatre finalistes restent en lice pour son acquisition et les étudiants entendent bien faire entendre leur voix. Ils réclament que le domaine ne soit pas vendu à un promoteur (le PSG avait, par exemple, souhaité y installer son centre d'entraînement, avant de renoncer). Leur cœur tendrait-il plutôt vers la SAS Grignon 2026, dont le projet serait d'établir un centre de colloques dans les salles du château et un campus international dans les dépendances ? Ils veulent que le processus de vente, qui devait se terminer le 26 mars, soit retardé pour que les critères de choix soient revus. Ils bloquent le domaine depuis le 16 mars. Leurs enseignants, des habitants, des associations les soutiennent.
Pour l’instant, on trouve peu d’informations sur le site www.hectar.co. « Hectar se prépare » et « Le plus grand campus agricole du monde va ouvrir ses portes. » Rien que ça ! Hectar, c’est un projet dont Xavier Niel, fondateur de Free et de l’École 42 (qui forme des informaticiens sur un modèle innovant : par la pratique entre pairs bien plus que par la théorie), est actionnaire à 49 %.
La revue Viandes et produits carnés a publié une étude sur la perception des Français face à cette biotechnologie qui permet de produire de la viande à partir de la culture de cellules musculaires. On entend beaucoup les détracteurs d'élevage et les environnementalistes vanter la « viande artificielle ». L'étude est assez complète et très intéressante. Les préoccupations environnementales pèsent beaucoup en faveur de ces productions, mais qu'ils aient déjà entendu parler ou non de la viande artificielle, plus de la moitié des sondés trouvent cela « absurde et/ou dégoûtant », plus du quart « amusant et/ou intrigant », enfin, moins d'un quart restant trouvent cela « prometteur et/ou réalisable ». On ne parlera pas du prix, puisque peu nombreux sont les consommateurs qui accepteraient de payer plus cher pour une telle viande. Il faudrait donc arriver à la produire à moindre coût (et qui dit moindre coût dit moindre qualité…). On va encore voir des vaches dans les prés et des poules dans les basses-cours pendant quelque temps, et nous, à la #PositiveProduction, on pense que c'est tant mieux !
Le 17 mars, les sénateurs Henri Cabanel et Françoise Férat ont présenté un rapport « sur les agriculteurs en situation de détresse ». Sur le site internet du Sénat, l’impuissance des pouvoirs publics apparaît patente : « Les causes sont multiples : aléas et crises économiques, sanitaires et climatiques, agribashing, pertes de revenus, solitude, maladies, surendettement, lourdeur administrative... » Il faut plutôt revoir la donne ! Quand évoque-t-on la perte de sens, pour ceux qui « meurent de nous nourrir » ? Par quoi les pressions auxquelles ils sont soumis sont-elles compensées afin de leur permettre de survivre ?
Le Conseil constitutionnel déclare contraires à la constitution les chartes d'engagement départementales permettant d'établir des dérogations pour les distances d'épandage à respecter. Rappel des faits : En décembre 2019, le gouvernement avait fixé les distances à respecter entre zones d'épandage et habitations : cinq mètres pour les cultures basses (légumes par exemple) et les céréales, dix mètres pour les cultures hautes, les arbres fruitiers ou la vigne. Il était aussi prévu de pouvoir ramener ces ZNT (zones non traitées) à trois et cinq mètres dans le cadre de chartes d'engagement départementales. Proposées par les utilisateurs des produits phytosanitaires, ces chartes devaient être soumises à une concertation publique et validées par le préfet. Elles prévoyaient aussi que soient utilisés des équipements limitant la dérive.
Alors que le Salon de l’agriculture aurait dû se tenir du 27 février au 7 mars, mais qu’il n’a pas eu lieu à cause de la crise sanitaire, et suite à la manifestation organisée le 4 mars, la Coordination Rurale choisit de ne pas faire oublier la profession avec une campagne aux slogans forts, affichée notamment dans le métro parisien.
#lesagriculteursontducoeur, c'est un maillage de collecte en milieu rural, au plus près des agriculteurs solidaires. Vous avez dit solidaires ? Oui, car fin 2020, la demande d'aide alimentaire était en hausse de 15 à 20 % en France. Un premier bilan de l’opération sera proposé le jeudi 4 mars 2021, de 19h à 21h30, dans une émission en direct sur la chaîne YouTube PowerBoost (TvAgri). Il mettra en avant les nombreuses initiatives qui se mettent en place dans toute la France avec les différents partenaires de cette opération.
Le gouvernement a publié fin 2020 sa stratégie nationale de déploiement du biocontrôle (2020-2025), telle que prévue par l’article 80 de la loi Egalim. Elle vise à mettre en œuvre « une série de mesures dans le domaine de la recherche, de l'expérimentation, de l'innovation industrielle et du déploiement sur le terrain, afin de consolider la dynamique en cours pour promouvoir la conception et l'utilisation de produits de biocontrôle comme alternatives aux produits phytopharmaceutiques conventionnels ». Elle prévoit également de « lever les freins au développement du biocontrôle ».