Apporter des solutions opérationnelles aux agriculteurs grâce à « un effort de recherche sans précédent » contre la jaunisse de la betterave d'ici trois ans, tel est l'objectif du plan national de recherche et d’innovation doté de plus de 20 millions d'euros (cofinancements Inrae, ITB et semenciers). Faut-il donc toujours attendre les crises pour trouver des financements ?
Le quotidien en ligne Reporterre s'interroge cette semaine sur la HVE en tant qu'instrument au service de l'agriculture intensive. Pour résumer, d'après eux, ce label est insuffisant et, une fois de plus, le moindre effort des professionnels est dénigré. Ce n'est jamais assez et les efforts ne sont pas reconnus ! C'est tout noir ou tout blanc ! Ou plutôt, c'est vert, faussement vert… Mais ce qui nous hérisse le plus, à la #PositiveProduction, c'est le dessin qui ouvre l'article, à notre sens, sans réel rapport avec son contenu. On y voit deux agriculteurs en promenade. L'un demande : « Tu fais quoi avec l'argent du label HVE ? » Réponse : « J'achète mes pesticides… » Le message, même pas sous-entendu, est là : Les agriculteurs sont des voleurs et des malhonnêtes ! C'est inadmissible ! Y en a marre ! Nous comptons vraiment sur vous pour réagir et faire part de votre sentiment dans les commentaires.
Quel est le point commun entre le Ghana, le Pakistan, la Tunisie, ou encore la Bolivie, le Chili, Cuba, le Pérou, les États-Unis, le Brésil ou l’Inde ? Tous ces pays organisent une journée dédiée à l’agriculture, aux paysans ou… aux deux ! Qu’elles soient organisées à l’initiative du gouvernement ou des organisations professionnelles, les journées dédiées à l’agriculture, ou aux paysans, dans de nombreux pays du monde prouvent une chose : pour nourrir leurs habitants, ces pays savent qu’ils peuvent compter sur leurs paysans et ils le montrent ! Pas l’Hexagone.
L’association de défense des consommateurs Familles Rurales a publié, en juillet, les résultats de son Observatoire des prix des fruits et légumes frais. L’objectif est louable, puisqu’il est d’aider les familles en leur prodiguant des conseils pour préserver leur santé et leur porte-monnaie. Mais une petite phrase nous a interpellés. L’étude de Familles Rurales, association de défense des consommateurs, porte sur un panier de huit fruits et huit légumes frais, issus de l’agriculture conventionnelle et de l’agriculture biologique. Une phrase, qui apparaît dans l’introduction de l’étude, nous a interpellés : « En cette année si particulière, le confinement (manque de main-d’œuvre, coûts de transport plus importants, production étrangère moins abondante) et les conditions météorologiques pour certains produits peuvent expliquer certaines augmentations, ces dernières demeurent néanmoins très importantes pour les consommateurs sans pouvoir s’assurer de surcroît, une meilleure rémunération des producteurs. » Et on passe à la suite de l’étude : l’augmentation des prix des fruits et légumes, le respect du PNNS et les enseignements après crise Covid-19 (de début d’année) sur la consommation des fruits et légumes. Mais revenons sur « sans pouvoir assurer de surcroît, une meilleure rémunération des producteurs ». Certes, l’objet de l’étude n’est pas la rémunération des agriculteurs. Néanmoins, l’association, dont l’une des thématiques principales est de « construire les ruralités de demain », semble peu se préoccuper des agriculteurs, acteurs essentiels de la ruralité. Si leur rémunération n’est pas assurée, en dépit de l’augmentation des prix, comment demain, les familles pourront-elles se nourrir de manière qualitative à un coût raisonnable ?
Quand les médias parlent-ils des agriculteurs ? Pendant la diffusion de « L’Amour est dans le pré » ? Car il est bon de se moquer de Gérard (et de son accent), tout emprunté face à la jolie Stéphanie (les prénoms ont été choisis au hasard). Pendant le Salon de l’agriculture ? Car il est de bon ton de rigoler devant les couilles pendantes du taureau, ou de voir le président un peu rougeaud et pompette (et c’est encore plus drôle quand il est rougeaud et pompette DEVANT les couilles du taureau !).