« On est aujourd'hui face à une situation qui est tout à fait exceptionnelle, qui est particulièrement difficile, qui touche un grand nombre de cultures, la viticulture bien sûr, l'arboriculture, mais aussi les grandes cultures comme celles de la betterave, du colza », a détaillé Julien Denormandie.
COMMUNIQUÉ : C'est une nouvelle qui pourrait faire l'effet d'un tremblement de terre (rien que ça !) et qui vient récompenser de longues années de travail acharné pour soutenir le monde agricole. Votre site d'information et de défense des agriculteurs et des biosolutions #PositiveProduction, en négociations depuis plusieurs semaines pour renforcer sa position sur les marchés de l'information, a signé ce matin un accord avec Greenpeace et Générations Futures. Une source proche du dossier évoque une transaction à hauteur de 51 (comme le pastis) millions d'euros. Les deux associations deviennent actionnaires majoritaires du site à 69 %. #PositiveProduction devient donc : #PositiveProduction by Greenpeace et Générations Futures.
Pour l’instant, on trouve peu d’informations sur le site www.hectar.co. « Hectar se prépare » et « Le plus grand campus agricole du monde va ouvrir ses portes. » Rien que ça ! Hectar, c’est un projet dont Xavier Niel, fondateur de Free et de l’École 42 (qui forme des informaticiens sur un modèle innovant : par la pratique entre pairs bien plus que par la théorie), est actionnaire à 49 %.
Le 17 mars, les sénateurs Henri Cabanel et Françoise Férat ont présenté un rapport « sur les agriculteurs en situation de détresse ». Sur le site internet du Sénat, l’impuissance des pouvoirs publics apparaît patente : « Les causes sont multiples : aléas et crises économiques, sanitaires et climatiques, agribashing, pertes de revenus, solitude, maladies, surendettement, lourdeur administrative... » Il faut plutôt revoir la donne ! Quand évoque-t-on la perte de sens, pour ceux qui « meurent de nous nourrir » ? Par quoi les pressions auxquelles ils sont soumis sont-elles compensées afin de leur permettre de survivre ?
Le Conseil constitutionnel déclare contraires à la constitution les chartes d'engagement départementales permettant d'établir des dérogations pour les distances d'épandage à respecter. Rappel des faits : En décembre 2019, le gouvernement avait fixé les distances à respecter entre zones d'épandage et habitations : cinq mètres pour les cultures basses (légumes par exemple) et les céréales, dix mètres pour les cultures hautes, les arbres fruitiers ou la vigne. Il était aussi prévu de pouvoir ramener ces ZNT (zones non traitées) à trois et cinq mètres dans le cadre de chartes d'engagement départementales. Proposées par les utilisateurs des produits phytosanitaires, ces chartes devaient être soumises à une concertation publique et validées par le préfet. Elles prévoyaient aussi que soient utilisés des équipements limitant la dérive.
Alors que le Salon de l’agriculture aurait dû se tenir du 27 février au 7 mars, mais qu’il n’a pas eu lieu à cause de la crise sanitaire, et suite à la manifestation organisée le 4 mars, la Coordination Rurale choisit de ne pas faire oublier la profession avec une campagne aux slogans forts, affichée notamment dans le métro parisien.
Le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, était en visite en Normandie le 1er mars, alors que les négociations sur les prix pour les marques nationales dans la grande distribution touchent à leur fin. Malgré la loi Egalim de 2018, les agriculteurs peinent toujours à tirer leur épingle du jeu et la grande distribution impose ses prix. La répartition des forces semble la même cette année encore.
Bill Gates, le fondateur de Microsoft, possède plus de terres agricoles aux États-Unis que n’importe quel propriétaire terrien privé américain, selon The Land Report. Ses terres s’étendent sur près de 98 000 hectares dans 18 États différents. Toutefois, on ne sait pas à quoi cela servira à la famille Gates. La société qui gère ces terres est membre d’une ONG promouvant l’agriculture durable.
Le vendredi 4 décembre, Emmanuel Macron a été interrogé par le média en ligne Brut sur le glyphosate (https://twitter.com/i/status/1334907715169161216). Il a affirmé « ne pas avoir changé d’avis, être pour qu’on en sorte ». Il a admis « ne pas avoir réussi ». À qui la faute selon lui ? À l’Europe. Il a rappelé qu’en 2017, la France souhaitait une sortie du glyphosate à trois ans (soit 2020) alors que les autres pays européens affichaient un objectif à cinq, voire dix ou quinze ans. « Cela montre une chose, quand on veut lutter contre les pesticides, c’est à l’échelle européenne qu’il faut agir, on a eu le même problème avec les néonicotinoïdes. » Et donc, monsieur le président, vous avez fait deux fois la même erreur ? Bravo… Par ailleurs, qui a fixé arbitrairement la sortie de la France à trois ans ? Comment les professionnels de terrain avaient-ils été consultés ? S’ils ont été consultés mais que leur avis n’a pas été entendu, à quoi bon ?