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Glyphosate, il devient fou à force d’injonctions contradictoires

Un agriculteur a été interné dans le service psychiatrique du Centre hospitalo universitaire du duché. © AdobeStock

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C’est un nou­veau drame dans le milieu agri­cole qu’a rela­té le Jour­nal du Luxem­bourg, dans sa rubrique, plu­tôt rare­ment ali­men­tée, des faits divers. Un agri­cul­teur a été inter­né dans le ser­vice psy­chia­trique du Centre hos­pi­ta­lo uni­ver­si­taire du duché. « Cet homme a per­du la tête à force de trop d’in­jonc­tions contra­dic­toires au sujet du gly­pho­sate », affirme une source proche du dossier.

 

L’homme, un Fran­çais ori­gi­naire de Nor­man­die, était en vacances dans ce pays, le seul en Europe ayant, pour l’ins­tant, inter­dit le gly­pho­sate sur son sol. La police a retrou­vé un car­net rem­pli par l’homme, com­men­tant des articles de jour­naux. Ce car­net témoigne de la dégra­da­tion pro­gres­sive de son état men­tal. En voi­ci la retrans­crip­tion fidèle :

 

Mes débuts 1997 : Il FALLAIT l’u­ti­li­ser, me disait mon conseiller.
Com­men­taire : J’a­vais confiance.

 

2015 : le pro­duit est clas­sé comme “poten­tiel­le­ment can­cé­ri­gène” par le Centre inter­na­tio­nal de recherche sur le can­cer (CIRC), agence de l’OMS.
Com­men­taire : Ça fait peur quand même.

 

2016 : Un lob­byiste pro-Mon­san­to, Patrick Moore, par ailleurs méde­cin, affirme, devant les camé­ras de Canal+ qu’il est pos­sible « d’en boire un grand verre et ça ne fait aucun mal ». Mais quand on le lui pro­pose, il quitte le plateau.
Com­men­taire : Mouais, c’est un peu exces­sif quand même, mais je m’in­ter­roge : quel goût ça a ?

 

2017 : la Com­mis­sion euro­péenne a besoin de plus de huit ten­ta­tives en dix-huit mois, pour faire renou­ve­ler l’au­to­ri­sa­tion du gly­pho­sate sur son territoire.
Com­men­taire : Ils n’ont. pas l’aire sûrs d’eux.

 

2017 : Au niveau fran­çais, le pré­sident a, lui, pro­mis d’en sor­tir avant fin 2020.
Com­men­taire : Plus ¨%malin que toute le m§nde ceului-là.

 

2017 : La pro­messe est fina­le­ment nuan­cée et trans­for­mée en un enga­ge­ment à réduire son uti­li­sa­tion de 50 % avant la fin du man­dat d’Em­ma­nuel Macron.
Com­men­taire : Pàs si facile finalémen/.

 

2020–2021 : Une mesure octroyant un cré­dit d’im­pôt d’un mon­tant for­fai­taire de 2 500 euros pour les exploi­ta­tions agri­coles renon­çant à uti­li­ser du gly­pho­sate en 2021 est intro­duite dans la loi de finances 2021.
Com­men­taire : Réduir, sor­tir, cré­dir, gly­pho­sir ou ne pas gly­pho­sir, telle est la question.

 

Aujourd’­hui : les experts de quatre pays (France, Hon­grie, Pays-Bas, Suède), man­da­tés pour faire des recom­man­da­tions à l’EF­SA (l’a­gence euro­péenne de sécu­ri­té des ali­ments) estiment qu’une « clas­si­fi­ca­tion du gly­pho­sate fon­dée sur sa car­ci­no­gé­ni­ci­té n’est pas justifiée ».
Com­men­taire : Ilz saventttt pas ce qu’ilz v3ul3nttttt.

 

Décembre 2022 : l’UE devra déci­der de renou­ve­ler l’au­to­ri­sa­tion du produit.
Com­men­taire : J’y c0mpr6nds p7us r1en*$€. C’est s4ns f1n !!!

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