La décision du tribunal judiciaire de Marseille à l'encontre de l'entreprise espagnole Terra Fecundis, au cœur d'un vaste scandale de travail détaché (elle a contourné les règles européennes), a été rendue le jeudi 8 juillet.
1er janvier 2025 : le décret d’application de la loi Pompili 7, dite « Loi plus verte que verte » est promulgué. Son objet ? Elle interdit l’us2age de toute forme de pesticide de synthèse en agriculture et limite les doses (1/100e de la dose préalablement utilisée, selon un principe « homéopathique ») et le nombre de passages à un par culture, quel que soit le produit utilisé, produit de biocontrôle ou produit auparavant autorisé en agriculture bio.
Non, non, nous n'avons pas fait de faute de frappe et ne souhaitons pas que vous vous protégiez avec des épis de blé ou de maïs ! Les EPI, ce sont, bien sûr, les équipements de protection individuelle. Si l'habit fait le moine, alors les EPI font le professionnel agricole. L'UIPP a publié des fiches pour conseiller les agriculteurs. Revue de détail.
Quatre cents amendements pour quelques euros de plus ? C'est le nombre d'amendements à discuter sur la loi qui vise à mieux rémunérer les agriculteurs via le rééquilibrage des relations avec les industriels et la grande distribution. Portée par le député LREM Grégory Besson-Moreau, elle veut compléter la loi Egalim de 2018…
Vouloir bien faire et… au final parvenir à l'unanimité… contre soi ! C'est « l'exploit » réalisé par l'État français avec la révision de son arrêté « abeilles », qui a pour objectif de mieux protéger les pollinisateurs des pesticides.
Début juin, le hashtag #Labioapoil a fleuri sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter. Les producteurs bio souhaitent ainsi dénoncer la nouvelle PAC, dans laquelle ils devraient perdre en moyenne 66 % d’aides. En phase avec la politique qui va les mettre à poil, les agriculteurs bretons ont donc joint le geste à la parole politique et se sont pris en photo nus dans leurs champs.
Le dernier rapport du Giec annonce globalement que, même avec une limitation du réchauffement à +2 °C, les conséquences seront cataclysmiques. Sur le plan agricole, il annonce une baisse de 4 à 10 % de production pour les cultures ces dix dernières années. Près de 80 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de faim d'ici à 2050.
L'EFSA et l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont reçu une évaluation préliminaire des risques associés au glyphosate, réalisée par quatre États membres de l'UE et vont à présent en étudier les résultats. Le glyphosate, l'herbicide le plus utilisé dans le monde, est actuellement autorisé dans l'UE jusqu'en décembre 2022. Les autorités nationales de France, de Hongrie, des Pays-Bas et de Suède – rassemblées au sein du groupe d'évaluation pour le glyphosate (AGG) – ont étudié tous les éléments de preuve soumis par les entreprises qui demandent un renouvellement de l'autorisation de commercialisation de cette substance dans l'UE. Le rapport préliminaire rédigé par l'AGG compte environ 11 000 pages. L'EFSA et l'ECHA organiseront à présent des consultations en parallèle sur le projet de rapport. Ces consultations seront ouvertes au public et seront lancées au cours de la première semaine de septembre cette année. Les consultations constituent la première étape du processus d'évaluation. Le comité d'évaluation des risques (RAC) de l’ECHA réexaminera la classification du glyphosate dans le cadre du règlement de l’UE sur la classification, l'étiquetage et l'emballage (CLP) des produits chimiques. La classification des produits chimiques se fonde uniquement sur les propriétés dangereuses d’une substance mais ne tient pas compte de la probabilité d’exposition à ce produit. Le volet portant sur l’exposition est considéré comme faisant partie intégrante du processus d’évaluation des risques menée par l’EFSA.
Des alternatives efficaces aux appâts actuels contenant plus de 3 % de métaldéhyde, plus souples d’emploi, non classées, sont disponibles pour contrôler les limaces.