À la fin des années 1980, Edgard Pisani (ministre fondateur de la PAC) disait : « Une politique qui a réussi doit être infléchie, sans quoi, tôt ou tard, elle provoque des effets pervers. » Resté cinq ans au poste de ministre de l'Agriculture (de 1961 à 1965), un record jusqu'à Stéphane Le Foll, il a aussi été l'un des pères de la loi d'orientation agricole de 1960, qui modernisa l'agriculture française. La PAC représente aujourd'hui un sujet de crispation au niveau européen, national et social. Quel modèle veut-on défendre pour demain ?
N’attendez plus : la prochaine couverture de votre magazine écolo préféré se trouve forcément ici. Partagez ce générateur de unes qui vous ressemble (parce qu’il n’est pas forcément très sérieux mais se veut férocement rigolo) et partagez-la avec vos amis pour savoir qui crée la une la plus grinçante !
Le 4 octobre, la commission mixte paritaire, composée de 7 sénateurs et 7 députés, a adopé à l’unanimité le texte de la loi dite Egalim 2, dont l’objectif principal est de protéger la rémunération des agriculteurs. « L’ambition est qu’elle entre en application dès les prochaines négociations commerciales », a affirmé le ministère de l’Agriculture. « Cette loi doit amener à la fin de la guerre des prix après 8 ans de déflation », a affirmé Grégory Besson-Moreau, le député LREM qui a proposé le texte. Des contrats écrits et sur une durée minimale de trois seront obligatoires, entre un producteur et le premier acheteur. Les prix seront automatiquement ajustés en fonction de l’évolution des coûts (transport, énergie…).
Plus d’1,16 million de signatures a été collecté dans le cadre de l’initiative citoyenne européenne (ICE) « Sauvez les abeilles et les agriculteurs ». Les organisations européennes qui ont lancé cette ICE pourront désormais interpeller directement la Commission européenne. L’objectif sera que celle-ci se positionne quant à la sortie des pesticides de synthèse au sein de l’Union. Les représentants de la Commission européenne et les eurodéputés vont donc être obligés de statuer. Les associations affirment leur satisfaction : « Cette victoire est fondamentale pour que plus d’1,16 million de citoyens fassent entendre leur voix en faveur d’une agriculture respectueuse de la santé des populations et de l’environnement. »
Traiter ses champs n'a pas bonne presse. Pour beaucoup, traiter c'est polluer, c'est empoisonner. Les agriculteurs sont alors vus comme des êtres malfaisants, voire diaboliques. Du coup, à la #PositiveProduction, on s'est dit qu'on allait vous proposer un test de personnalité pour savoir si, vous aussi, vous êtes destiné à l'enfer parce que vous traitez vos cultures.
Nous avons déjà tous fredonné, sur le tracteur, « Je ne reconnais plus personne, en Massey-Fergusonnnn » tout en nous la jouant Brigitte Bardot (jeune) sur sa Harley-Davidson. Et souvent, nous avons bien rigolé. Mais pour Frédéric Français, 49 ans, la rigolade en question a commencé à mal tourner quand il n'a plus été en mesure de se limiter. Ainsi, il chante désormais du matin au soir. Et ce qui n'aurait pu être qu'une plaisanterie prend, peu à peu, un tour dramatique. Explications.
On entend souvent dire que c'est « une question de volonté » et que l'on pourrait très bien, demain, passer à une agriculture sans pesticides. Cette idée reçue a le vent en poupe (souvent auprès de ceux qui n'y connaissent pas grand-chose… coucou à toi, donneur de leçon de tous bords !).
Mieux être dans la profession, souveraineté alimentaire, juste rémunération des agriculteurs, réforme de la PAC (politique agricole commune), adaptation aux changements climatiques… les chantiers ouverts depuis près de quatorze mois par Julien Denormandie sont multiples.
Élimination des EPI. En raison des risques de contamination, les EPI usagés sont des déchets qui ne peuvent pas être jetés simplement à la poubelle ou incinérés et doivent être éliminés en respectant les conditions de sécurité. Deux étapes doivent être respectées et suivies : Les EPI usagés doivent être stockés dans un sac translucide, lui-même laissé dans le local phyto avec les PPNU (produits phytosanitaires non utilisables). Le sac devra être déposé chez un distributeur, ECO EPI, lors d'une collecte dédiée (cf. encadré).