Mars 2029 : Voilà quatre ans que la loi Pompili 7 est entrée en application. La France est désormais importatrice nette de matières premières alimentaires. En effet, au cours de ces quatre années, les betteraves n’ont pas résisté à la jaunisse, transmise par les pucerons. On s’est retrouvé comme en 2020, sans néonicotinoïdes pour les protéger, durant deux années extrêmement chaudes, 2026 et 2027. Certaines associations se réjouissent cependant : « Plus de betteraves, c’est moins de sucres, et donc moins de cochonneries dans notre alimentation ! » Pour rappel, la filière betteravière représentait, en 2020, 45 000 emplois en France. La plupart ont désormais disparu.
Après un premier volet sur l’utilisation des EPI (lien vers l’article 1), les équipements de protection individuelle, le deuxième est consacré à leur entretien. En effet, pour conserver toutes ses qualités et un fonctionnement optimal, il importe de prendre soin de sa tenue de travail. Un EPI utilisé et mal entretenu peut constituer une source d’exposition pour les collègues, la famille, l’opérateur lui-même. On a vu en 2020, au début de la pandémie de Covid comment un virus pouvait se propager au moindre accroc envers les gestes barrière. Avec les produits phytos, c’est pareil !
Ceux qui nous ont fait rire récemment, ce sont les ministres européens de l’Agriculture qui ont donné, lundi 19 juillet, leur feu vert à un « plan d’action » visant à consacrer au moins 25 % des terres agricoles de l’UE à l’agriculture biologique d’ici 2030, contre 8,5 % actuellement. Le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, s’est réjoui de cet objectif « car auparavant, il y avait des controverses sur le caractère réaliste ou non de cet objectif de 25%. Désormais, les États ont la volonté de contribuer à le concrétiser ».
Tous ces idiots ont-ils raison ? Parce qu'on entend souvent des insultes de la part de gens qui ignorent ce qu'est réellement le métier d'agriculteur et ne le voient que par le petit bout de la lorgnette, sans même le respecter, on a décidé, à la #PositiveProduction, de vous aider à lever le doute si jamais celui-ci persistait encore. Nous avons donc mis en place un arbre décisionnel, une sorte d'OAD, consacré à votre identité profonde. Vous saurez ainsi qui vous êtes vraiment. Et vous pourrez répondre à la question : « Et vous, à leurs yeux, êtes-vous un bouseux ? »
La proposition de loi Chassaigne, du nom du député communiste André Chassaigne l’ayant proposée et défendue, vise à rehausser les pensions des conjoints collaborateurs et aidants familiaux des exploitants agricoles. Elle prévoit une revalorisation de leur pension de retraite de 100 € en moyenne par mois. Cette loi a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 17 juin 2021. Selon la MSA, la pension moyenne annuelle des conjoints collaborateurs s’est élevée, en 2019, à 7 209 euros brut (600 euros par mois) pour une carrière complète de non-salarié agricole. Celle des aides familiaux a atteint 8 577 euros brut (715 euros par mois). Il s’agit-là de sommes inférieures au seuil de pauvreté (1 063 euros par mois) !
Dans les années 1980, tout le monde, même les citadins, avait au moins un grand-père, un oncle, un cousin, en bref, un membre de la famille… qu’il connaissait au moins de loin, qui était agriculteur, éleveur, maraîcher, paysan… Aujourd’hui, il semblerait que ces racines aient été oubliées. Les gens des villes semblent issus… de la ville. La proximité avec la nature ou la campagne n’est plus bonne que pour les week-ends ou les vacances, ce qui n’empêche pas d’exiger, en vrac, plus de bio dans les assiettes, de meilleures conditions de production, l’arrêt des traitements phytosanitaires, le retour des abeilles, voire des prix plus bas et, bien sûr, l’arrêt du chant du coq au petit matin dans la ferme voisine ou des cloches des vaches dans le pré voisin…
N'en déplaise à certains sceptiques sur la formation en agriculture, les agriculteurs d'aujourd'hui suivent des études et font des formations, avec un très bon niveau. Ainsi, suite à la session de juin, le ministère de l'Agriculture a annoncé que l’enseignement agricole avait enregistré un taux de réussite de 90,7 % sur l’ensemble de ses diplômes. Rappelons qu'ils s'étendent du certificat d’aptitude professionnelle (CAP) au brevet de technicien supérieur agricole (BTSA). Ce sont donc 66 984 élèves sur 77 226 inscrits qui ont été diplômés.
C'est quelque chose que l'on aime bien, à la #PositiveProduction : une idée de rien, mais qui est ingénieuse, qui change la vie et qui est plutôt solidaire. Cette idée, c'est Agribiolien (https://www.agribiolien.fr/), une plateforme de petites annonces en ligne réservée aux agriculteurs bio, mise en ligne par le Réseau Fnab. Alors, oui, il n'est pas très beau. Mais il est fonctionnel, intelligent et pratique. Et c'est… tout ce qu'on lui demande !
Agriculteur dans le XVIe arrondissement de Paris depuis mai 1968, Jacques S. devrait défrayer la chronique dans les prochains jours. D’ici quelques jours, l’exploitant âgé de 86 ans sera en effet le premier agriculteur à prendre des vacances depuis l’époque des chasseurs-cueilleurs. Des vacances d’autant plus méritées que les dernières semaines ont été difficiles pour ce travailleur acharné. Même s’il a dû aller vérifier le bon fonctionnement de ses fermes de Gstaad, des Bahamas et de Dubaï, il est resté sur la brèche non stop. « Je suis habitué à commencer ma journée de travail dès 5 heures du matin, avec la traite, et à la finir vers 22 heures, une fois la compta à jour », explique-t-il en consultant fébrilement sa Rolex. Avec le couvre-feu, il a donc dû adapter ses horaires et commencer, comme tout bon Parisien, vers 10h30 pour finir vers 16h30, afin d’être rentré chez lui avant 18 heures.