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Un agriculteur parisien décide de prendre des vacances au soleil pour échapper à cette météo pourrie et au couvre-feu

Jacques S., 86 ans, sera le premier agriculteur à prendre des vacances depuis l’époque des chasseurs-cueilleurs © AdobeStock

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Agri­cul­teur dans le XVIe arron­dis­se­ment de Paris depuis mai 1968, Jacques S. devrait défrayer la chro­nique dans les pro­chains jours. D’i­ci quelques jours, l’ex­ploi­tant âgé de 86 ans sera en effet le pre­mier agri­cul­teur à prendre des vacances depuis l’é­poque des chas­seurs-cueilleurs. Des vacances d’au­tant plus méri­tées que les der­nières semaines ont été dif­fi­ciles pour ce tra­vailleur achar­né. Même s’il a dû aller véri­fier le bon fonc­tion­ne­ment de ses fermes de Gstaad, des Baha­mas et de Dubaï, il est res­té sur la brèche non stop. « Je suis habi­tué à com­men­cer ma jour­née de tra­vail dès 5 heures du matin, avec la traite, et à la finir vers 22 heures, une fois la comp­ta à jour », explique-t-il en consul­tant fébri­le­ment sa Rolex. Avec le couvre-feu, il a donc dû adap­ter ses horaires et com­men­cer, comme tout bon Pari­sien, vers 10h30 pour finir vers 16h30, afin d’être ren­tré chez lui avant 18 heures.

 

Une météo qui n’aide pas

L’homme évoque aus­si, acca­blé, la météo pour­rie de l’hi­ver. En décembre et jan­vier, il a plu presque tous les jours. « J’é­tais à deux doigts de por­ter plainte contre l’É­tat pour inac­tion météo­ro­lo­gique. » En février, il a éga­le­ment nei­gé. Résul­tat, même si toute cette eau per­met de refaire les niveaux des nappes phréa­tiques, la Seine a débor­dé, inon­dant ses champs (quelques cen­ti­mètres car­rés, autour du pied des arbres de sa rue) et noyant ses bêtes (il élève des visons afin de les vendre en direct à ses voi­sines, un reve­nu d’ap­point, explique-t-il, en tirant sur son cigare cubain). 

 

Notre homme a donc déci­dé de prendre ses deux jours de vacances, bien méri­tées, au soleil, loin des agri­cul­teurs, et dans un milieu com­plè­te­ment nou­veau, afin de se chan­ger les idées. Direc­tion : le VIIIe. Bonnes vacances, Jacques !

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