Le vendredi 4 décembre, Emmanuel Macron a été interrogé par le média en ligne Brut sur le glyphosate (https://twitter.com/i/status/1334907715169161216). Il a affirmé « ne pas avoir changé d’avis, être pour qu’on en sorte ». Il a admis « ne pas avoir réussi ». À qui la faute selon lui ? À l’Europe. Il a rappelé qu’en 2017, la France souhaitait une sortie du glyphosate à trois ans (soit 2020) alors que les autres pays européens affichaient un objectif à cinq, voire dix ou quinze ans. « Cela montre une chose, quand on veut lutter contre les pesticides, c’est à l’échelle européenne qu’il faut agir, on a eu le même problème avec les néonicotinoïdes. » Et donc, monsieur le président, vous avez fait deux fois la même erreur ? Bravo… Par ailleurs, qui a fixé arbitrairement la sortie de la France à trois ans ? Comment les professionnels de terrain avaient-ils été consultés ? S’ils ont été consultés mais que leur avis n’a pas été entendu, à quoi bon ?
La mise en culture de semences comportant des OGM est interdite en France. « Une centaine d’OGM » sont bien autorisés dans la consommation, notamment pour « l’alimentation humaine et animale », a indiqué mardi 5 janvier la DGCCRF. Les autorisations « qui concernent le maïs, le colza, le coton, le soja et la betterave sucrière, permettent l’importation de graines et leur commercialisation à des fins de transformation, mais pas pour la mise en culture », précise la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes dans un bilan de « la recherche d’OGM dans les semences des grandes cultures ». En 2019, la DGCCRF a procédé à des contrôles et ciblé des semences de colza. Les lots contrôlés se
Demain, c'est la Saint-Valentin, et parce que les agriculteurs aussi sont des romantiques, on ne résiste pas à l'envie de partager cette image avec vous. Combien parmi vous en seraient capables ? Les coupables, levez la main
On a parfois un peu l’impression que les « célébrités » occupent l’espace médiatique et peuvent faire passer leur point de vue pour le « seul vrai », le seul bon point de vue, dont la morale, l’écobobologie, et autres animalistes s’emparent comme de la parole du messie. Il serait bon, également, d’écouter les professionnels de l’agriculture. Et aujourd’hui, ceux-ci n’hésitent plus à se faire entendre… voire à prendre à parti les dites célébrités pour rétablir, parfois avec diplomatie, quelques vérités (coucou Nagui qui s’était fait recadrer par Etienne AgriYoutubeur).
Le terme d’agribashing, que chacun connaît dans notre domaine, est encore tout jeune : il a 5 ans, 6 tout au plus. Il existe une forme de dénigrement de l’agriculture, qui est effectivement victime d’attaques incessantes, notamment de la part de certaines associations. Ce n’est pas anodin, surtout pour ceux qui en sont victimes, car il n’est jamais bon de voir dénigrer son travail, surtout quand on s’y investit comme les agriculteurs, corps et âme.
Identifier les éléments déterminants d’une transition vers l’agroécologie Le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) a été chargé, fin janvier, d’identifier les déterminants de la prise de décision, par l’exploitant agricole, d’une transition vers l’agroécologie. Il a également été missionné d’une expertise des facteurs internes et externes à l’exploitation facilitant cette transition. Un signe que l’on interprète, à la #PositiveProduction, comme fort en faveur du développement des biosolutions. Et vous, quel est votre avis ? Répondez dans les commentaires.
Alors que 45 % des agriculteurs seront en âge de partir à la retraite d’ici six ans d’après le réseau des Jeunes Agriculteurs (JA), du 8 au 13 février, se tenait la semaine pour le renouvellement des générations en agriculture. S’adresser aux jeunes et les encourager à rejoindre la profession était l’axe fort de cette semaine, notamment au travers de témoignages. Un métier qui a du sens !
Alors qu'Emmanuel Macron défendait sur le média en ligne Brut, son bilan sur le glyphosate le 4 décembre (lien vers l'article Scandale Prod1 : Macron dans Brut sur le Glyphosate), le lendemain, les sénateurs ont adopté un amendement « permettant la mise en place d’un crédit d’impôt temporaire d’un montant de 2 500 € pour soutenir les entreprises agricoles qui déclarent en 2021 et/ou 2022 qu’elles n’utilisent plus de produits phytopharmaceutiques contenant la substance active glyphosate, en complément des crédits d’impôts pour l’agriculture biologique et la Haute Valeur Environnementale (HVE). Ce crédit vise les filières les plus impactées économiquement en raison de leur consommation de glyphosate, ce qui est le cas en particulier des cultures permanentes (viticulture, arboriculture) et des grandes cultures. »
C'est une bonne nouvelle qui se décline en chiffres et témoigne qu'une tendance de fond est engagée ! Les ventes des substances actives de produits phytosanitaires ont reculé en 2019 en France. Exprimées en tonnes de matières actives, elles ont baissé de 23,8 % par rapport à 2018 a annoncé l'UIPP, soit 52 347 tonnes contre 68 678 tonnes en 2018.