Ça bouge en matière d'agriculture au niveau européen ! Un peu avant que l'Union ne se penche sur la rémunération des agriculteurs pour la captation du carbone, le nouveau règlement bio européen est entré en vigueur
Le gouvernement espérait voir diminuer le Nodu lors de sa mise en place, en 2007, au moment du plan Écophyto. En dix ans, il n'a quasiment fait qu'augmenter, passant de 76 millions en 2008 à 94,2 millions en 2017. Cependant, pour juger de la diminution des applications de phytos, le Nodu n'est pas l'indicateur ultime. Voici pourquoi.
Le 10 janvier se tenait à Bruxelles le Comité spécial dédié à l'agriculture (CSA). À l'ordre du jour, notamment, un travail sur les cycles de carbone durables et donc le lancement de la réflexion sur la rémunération éventuelle des agriculteurs pour service rendu, en l'occurrence la séquestration du carbone.
Son petit nom complet est : « Consultation publique du ministère de l’Agriculture sur le projet d’arrêté relatif à la dérogation d’usage de semences de betteraves traitées avec des NNI pour 2022 »
Le CAF (Conseil de l'agriculture française) a mis en ligne, le 9 janvier, un manifeste à destination de tous les candidats à la présidentielle au travers de « Propositions pour stimuler les performances de l'agriculture française ».
La FAO, l'agence spécialisée de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, a prévenu que les systèmes agroalimentaires mondiaux, qui sont gravement handicapés (et pas encore sortis de l'auberge) par le Covid, devront affronter à l'avenir de nouvelles catastrophes : sécheresses, inondations, maladies diverses (rien de nouveau sous le soleil… les agriculteurs, premiers intéressés, le savent déjà !), etc.
L’agriculture a parfois mauvaise presse et les enjeux liés au changement climatique peuvent y contribuer. Certes le secteur agricole pollue, mais on oublie bien souvent qu’il est, contrairement aux autres secteurs, un formidable puits à carbone, venant compenser en partie les émissions émises. Il offre en outre d’importantes possibilités de développement des énergies renouvelables.
On entend souvent dire que les quantités aujourd'hui produites en agriculture ne permettent pas aux denrées agricoles d'être qualitatives, et qu'elles étaient meilleures avant. Voici quelques raisons de penser le contraire.
Le changement climatique a cela de déstabilisant qu’il n’épargne presque aucun secteur d’activité : bien qu’à des degrés extrêmement divers, la responsabilité de son aggravation, tout comme ses conséquences, sont partagées.