Pour accéder aux écorégimes de la PAC 2023-2027, l'un des chemins d'accès sera la certification HVE. Ceci explique sans doute pourquoi les exploitations dotées de cette certification ont vu leur nombre croître de 74 % en un an. Voilà donc atteint le chiffre fixé en 2018 par le ministère de la Transition écologique, qui était de 15 000.
La proposition de loi Chassaigne, du nom du député communiste André Chassaigne l’ayant proposée et défendue, vise à rehausser les pensions des conjoints collaborateurs et aidants familiaux des exploitants agricoles. Elle prévoit une revalorisation de leur pension de retraite de 100 € en moyenne par mois. Cette loi a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 17 juin 2021. Selon la MSA, la pension moyenne annuelle des conjoints collaborateurs s’est élevée, en 2019, à 7 209 euros brut (600 euros par mois) pour une carrière complète de non-salarié agricole. Celle des aides familiaux a atteint 8 577 euros brut (715 euros par mois). Il s’agit-là de sommes inférieures au seuil de pauvreté (1 063 euros par mois) !
N'en déplaise à certains sceptiques sur la formation en agriculture, les agriculteurs d'aujourd'hui suivent des études et font des formations, avec un très bon niveau. Ainsi, suite à la session de juin, le ministère de l'Agriculture a annoncé que l’enseignement agricole avait enregistré un taux de réussite de 90,7 % sur l’ensemble de ses diplômes. Rappelons qu'ils s'étendent du certificat d’aptitude professionnelle (CAP) au brevet de technicien supérieur agricole (BTSA). Ce sont donc 66 984 élèves sur 77 226 inscrits qui ont été diplômés.
Lundi 12 juillet s’est tenue l’audience, au Conseil d’État, de deux recours contre les réglementations encadrant l’utilisation des pesticides de synthèse. Ces recours sont portés notamment par l’association Générations Futures. À la suite de cette audience, le rapporteur public propose au Conseil d’État de demander au gouvernement de revoir sa copie sur trois points, ce dont se félicite l’association...
Le Conseil d’État a rejeté le recours de l’UIPP contre le décret de 2018 interdisant les insecticides néonicotinoïdes. Depuis, le gouvernement a mis en place une dérogation autorisant leur utilisation pour les betteraves. Se basant sur des études scientifiques, le Conseil d'État a estimé que « les néonicotinoïdes présentent des effets néfastes sur la santé des abeilles », et sur d’autres espèces pollinisatrices. Pour lui, l’UIPP n’a pas apporté « d’éléments probants de nature à remettre en cause les données scientifiques attestant des risques liés à l’utilisation » de ces produits.
Après les épisodes de gel du mois d'avril, les orages qui ont sévi le samedi 19 juin ont causé par endroits des dégâts catastrophiques dans les exploitations agricoles de nombreuses régions. Ces orages violents ont touché un quart de la France. Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, a déclaré que cet enchaînement d'événements prouve que le changement climatique est à l'œuvre. « La question de la solidarité nationale et de changer tout le dispositif s’impose plus que jamais », a-t-elle souligné.
Début juin, le hashtag #Labioapoil a fleuri sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter. Les producteurs bio souhaitent ainsi dénoncer la nouvelle PAC, dans laquelle ils devraient perdre en moyenne 66 % d’aides. En phase avec la politique qui va les mettre à poil, les agriculteurs bretons ont donc joint le geste à la parole politique et se sont pris en photo nus dans leurs champs.
Le dernier rapport du Giec annonce globalement que, même avec une limitation du réchauffement à +2 °C, les conséquences seront cataclysmiques. Sur le plan agricole, il annonce une baisse de 4 à 10 % de production pour les cultures ces dix dernières années. Près de 80 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de faim d'ici à 2050.
L'EFSA et l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ont reçu une évaluation préliminaire des risques associés au glyphosate, réalisée par quatre États membres de l'UE et vont à présent en étudier les résultats. Le glyphosate, l'herbicide le plus utilisé dans le monde, est actuellement autorisé dans l'UE jusqu'en décembre 2022. Les autorités nationales de France, de Hongrie, des Pays-Bas et de Suède – rassemblées au sein du groupe d'évaluation pour le glyphosate (AGG) – ont étudié tous les éléments de preuve soumis par les entreprises qui demandent un renouvellement de l'autorisation de commercialisation de cette substance dans l'UE. Le rapport préliminaire rédigé par l'AGG compte environ 11 000 pages. L'EFSA et l'ECHA organiseront à présent des consultations en parallèle sur le projet de rapport. Ces consultations seront ouvertes au public et seront lancées au cours de la première semaine de septembre cette année. Les consultations constituent la première étape du processus d'évaluation. Le comité d'évaluation des risques (RAC) de l’ECHA réexaminera la classification du glyphosate dans le cadre du règlement de l’UE sur la classification, l'étiquetage et l'emballage (CLP) des produits chimiques. La classification des produits chimiques se fonde uniquement sur les propriétés dangereuses d’une substance mais ne tient pas compte de la probabilité d’exposition à ce produit. Le volet portant sur l’exposition est considéré comme faisant partie intégrante du processus d’évaluation des risques menée par l’EFSA.