Après une première partie sur les cinq premières BCAE (bonnes conditions agricoles et environnementales) en cours de mise en place pour la nouvelle PAC (2023-2027), nous vous proposons aujourd'hui de nous pencher sur les quatre dernières BCAE.
Modernisation, simplification et… verdissement : après d’âpres négociations au sein des institutions européennes, le 28 juin les États membres ont ratifié, un accord politique scellant une nouvelle Politique agricole commune (PAC) plus verte et mieux adaptée aux différences locales. Une bonne nouvelle pour les biosolutions !
Avec les discussions en cours sur la nouvelle PAC (2023-2027), on parle beaucoup de la conditionnalité des aides. Elles vont être renforcées à partir de 2023 au niveau environnemental et dépendent des BCAE. Mais… c'est quoi les BCAE ? On vous dit tout !
À chaque rapport sur la consommation des pesticides, l'UIPP et les organisations syndicales disent que non, la France n'est pas le premier consommateur de pesticides en Europe, et les associations environnementalistes clament le contraire ! Et vos voisins (qui n'y connaissent rien) crient eux aussi certainement au loup. Qui croire ? Pourquoi ?
Alors qu'au début de cette année 2021, la définition du biocontrôle mentionnait les bioagresseurs : « Le biocontrôle désigne un ensemble de méthodes de protection des végétaux reposant sur l'utilisation de mécanismes naturels pour maîtriser les bioagresseurs », celle mise en ligne il y a quelques jours sur le site internet du ministère de l'Agriculture ne contient plus la mention de cette maîtrise des bioagresseurs : « Le biocontrôle est un ensemble de méthodes de protection des végétaux basé sur l’utilisation de mécanismes naturels. Seules ou associées à d’autres moyens de protection des plantes, ces techniques sont fondées sur les mécanismes et interactions qui régissent les relations entre espèces dans le milieu naturel. »
La Commission européenne croit au potentiel du carbone agricole pour séquestrer les émissions de CO2 tout en régénérant les sols dégradés et renforce son investissement pour présenter une initiative et un schéma de certification pour la captation du carbone. Une nouvelle approche de l'élimination du carbone en agriculture (et grâce à celle-ci), à hauteur de 55 %, contribuera à augmenter les ambitions européennes en matière climatique d'ici la fin de la décennie.
Plus d’1,16 million de signatures a été collecté dans le cadre de l’initiative citoyenne européenne (ICE) « Sauvez les abeilles et les agriculteurs ». Les organisations européennes qui ont lancé cette ICE pourront désormais interpeller directement la Commission européenne. L’objectif sera que celle-ci se positionne quant à la sortie des pesticides de synthèse au sein de l’Union. Les représentants de la Commission européenne et les eurodéputés vont donc être obligés de statuer. Les associations affirment leur satisfaction : « Cette victoire est fondamentale pour que plus d’1,16 million de citoyens fassent entendre leur voix en faveur d’une agriculture respectueuse de la santé des populations et de l’environnement. »
On entend souvent dire que c'est « une question de volonté » et que l'on pourrait très bien, demain, passer à une agriculture sans pesticides. Cette idée reçue a le vent en poupe (souvent auprès de ceux qui n'y connaissent pas grand-chose… coucou à toi, donneur de leçon de tous bords !).
Mieux être dans la profession, souveraineté alimentaire, juste rémunération des agriculteurs, réforme de la PAC (politique agricole commune), adaptation aux changements climatiques… les chantiers ouverts depuis près de quatorze mois par Julien Denormandie sont multiples.